Historiquement considéré comme des choix en marge de la société, les modes de vie végétariens et végétaliens ont longtemps été confrontés à des idées fausses et au scepticisme injustifié dans le monde entier. En effet, la décision diététique du refus des produits d’origine animale peut susciter de vives réactions chez certains, conduisant à une prolifération de mythes et de malentendus. Bien que les causes sous-jacentes de telles réactions soient nombreuses et complexes, un résultat est clair : ces régimes à base de plantes ne sont souvent pas pleinement compris ou appréciés pour leurs nuances et leurs avantages potentiels pour la santé.

Sommaire

La diversité infinie des aliments riches en protéines pour les végétariens et les végétaliens

La plupart des gens pensent que les personnes qui suivent un régime à base de plantes peuvent avoir du mal à satisfaire leurs besoins en protéines. Pourtant, cette idée ne correspond pas à la réalité, compte tenu de la vaste gamme d’aliments nourrissants disponibles non issus de l’exploitation animale. Les végétariens peuvent notamment consommer des produits laitiers et des œufs, dont la teneur en protéines est importante. Les végétaliens ne sont pas non plus désavantagés en matière de protéines. En effet, une grande variété d’aliments contenant ce macronutriment essentiel est à leur disposition.

Le seitan a une forte teneur en protéines, tout comme le tofu, un produit de soja polyvalent apprécié pour sa capacité à s’adapter à différentes saveurs et recettes. Au-delà de ces options populaires, les légumineuses, telles que les haricots et les lentilles, offrent des protéines et des fibres. Par ailleurs, les céréales complètes apportent des protéines ainsi que des glucides essentiels. Quant aux graines et aux noix, elles apportent un croquant satisfaisant en même temps que leur teneur en protéines. Les légumes, souvent sous-estimés pour leur potentiel protéique, comme les brocolis et les épinards, contribuent également à l’apport en protéines des végétaliens.

La gestion du poids et les régimes à base de plantes

Les personnes qui adoptent un régime végétarien ou végétalien se trompent souvent dans la conviction qu’elles perdent du poids. La consommation calorique peut être augmentée de la présence de produits d’origine animale dans l’alimentation, de nombreux aliments d’origine végétale riches en calories étant facilement disponibles. La perte de poids durable repose sur des habitudes alimentaires saines associées à une activité physique régulière, indépendamment de la consommation de produits d’origine animale. Cependant, la recherche suggère que les régimes à base de plantes, lorsqu’ils sont bien structurés, peuvent contribuer à la perte de poids et à l’amélioration du métabolisme.

Le soja et la santé

Dans le cadre des régimes à base de plantes, les produits à base de soja font souvent l’objet d’un examen minutieux, les sceptiques évoquant des liens potentiels avec des risques pour la santé tels que le cancer du sein. Bien que les premières recherches sur les animaux soient à l’origine de cette inquiétude, ces résultats doivent être évalués avec prudence. Le corps humain métabolise le soja différemment de celui des animaux, et aucune recherche solide n’a confirmé le lien hypothétique avec le risque de cancer. Au contraire, la consommation d’aliments complets à base de soja peut constituer un élément sain d’un régime alimentaire équilibré. Toutefois, les compléments hautement concentrés à base de soja doivent être consommés de manière modérée, notamment pour les personnes souffrant de certaines maladies ou ayant des soins médicaux.

La santé osseuse et le calcium sans les produits laitiers

Depuis longtemps, les produits laitiers sont privilégiés comme la pierre angulaire de la santé osseuse, principalement en raison de leur teneur en calcium. Toutefois, ce point de vue ne tient pas compte de l’ensemble des aliments riches en calcium d’origine végétale. En intégrant des aliments végétaux riches en calcium à leur régime alimentaire, les végétaliens peuvent en toute confiance conserver des os solides. Les sources telles que les produits de soja enrichissent imitent le calcium présent dans les produits laitiers, tandis que les légumes à feuilles foncées, comme le chou vert et le chou frisé, en contiennent également des quantités substantielles. Les haricots, qui présentent le double avantage des protéines et du calcium, les noix comme les amandes et les graines, notamment de chia et de sésame, sont également des alliés précieux pour la santé des os, et ce sans aucun produit laitier.

Les mythes sur la santé englobent le végétarisme et le véganisme

Malgré la croyance populaire, les régimes à base de plantes ne sont pas automatiquement synonymes d’un mode de vie plus sain. Bien que de nombreuses recherches établissent un lien entre la consommation de viandes rouges et transformées et des problèmes de santé tels que le cancer du côlon, l’obésité, les maladies cardiaques et le diabète de type 2, les régimes végétariens et végétaliens ne sont pas bénéfices touss par défaut, contrairement aux idées reçues. Par exemple, un régime composé uniquement de chips est végétalien, mais il est loin d’être nutritif ou d’améliorer la qualité de vie.

L’essentiel d’un régime alimentaire sain réside dans sa composition plutôt que dans la simple absence de viande. Les viandes rouges et transformées présentent certains risques pour la santé, mais la volaille et le poisson maigres n’ont pas les mêmes connotations négatives. Par ailleurs, certains substituts de viande proposés sur le marché sont chargés de sel, ce qui remet en question l’hypothèse que les alternatives végétariennes sont axiomatiquement meilleures. Dans une étude, les teneurs en sel de certains hamburgers végétariens sont plus élevées que celles de leurs équivalents au bœuf, soulignant ainsi la nécessité de faire preuve de discernement dans les choix alimentaires.